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Quelle Est La Différence Entre Chrétiens Et Catholiques

Quelle Est La Différence Entre Chrétiens Et Catholiques
Mireille m’a communiqué les mots que voici, qu’elle a lus sur Internet, sans auteur indiqué : « Peut-on être en même temps catholique et chrétien ? La question paraîtra saugrenue à plusieurs, voire offensante ou provocatrice. Cependant, il faut convenir que, dans le langage courant, être catholique signifie, en général, être né dans une famille appartenant à cette tradition, tandis qu’être chrétien, au sens propre du terme, signifie s’être volontairement et sciemment tourné vers Jésus-Christ.

  • Pas de chrétien sans conversion : c’est un axiome majeur de l’Évangile.
  • » Bref, on naît catholique, l’on devient chrétien.
  • Montaigne et Pascal sont nés catholiques ; Pascal est devenu chrétien, Montaigne, non (c’est ce que je montre dans Montaigne ou la conscience heureuse, p.14-15).
  • Pour le chrétien, suprême est la loi d’amour : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

» Mais qui est mon prochain ? Sous le IIIe Reich, des ecclésiastiques rappelèrent que le prochain du chrétien « est toujours celui qui est dans la détresse, et ce, sans distinction de race, de peuple ou de religion » (Günther Weisenborn, Une Allemagne contre Hitler, Le Félin, 2004, p.57).

  1. Est-ce suffisant ? Pour celui qui s’est converti à Jésus-Christ et prend au sérieux l’Évangile, évidemment non.
  2. Car Jésus dit : « Vous avez appris qu’il a été dit : tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
  3. Mais moi je vous dis : aimez vos ennemis, priez pour vos persécuteurs » (Matthieu, 5.43-44).

Une addition est : « Faites du bien à ceux qui vous haïssent Marcel Conche Marcel Conche, agrégé de philosophie, docteur ès lettres, membre correspondant de l’Académie d’Athènes, lauréat de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre, est professeur émérite à la Sorbonne. Il vous reste à lire 80 % de ce chapitre.

Quelle est la religion des chrétiens ?

Le christianisme est l’une des principales religions du monde. Monothéiste, puisqu’elle professe la foi en un dieu unique, elle est fondée sur les actes et les paroles de Jésus. Elle est divisée en trois grandes confessions : le catholicisme, l’orthodoxie et le protestantisme.

Qu’est-ce que ça veut dire être catholique ?

(1330 – 1500) –

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CATHOLIQUE, adj. et subst.I.− Domaine relig.A.− Adjectif 1. Qui a une vocation d’universalité, qui est universelle, qui est répandue dans tous les lieux : 1. les autres, pressés du besoin de retrouver une société véritable, parcequ’il n’y a pour l’homme de vie que là, se concentrent forcément dans la seule société qui subsiste aujourd’hui, l’Église catholique, apostolique, romaine, hors de laquelle il n’existe plus ni ordre, ni vérité. Lamennais, De la Religion, 1 re part., 1825, p.64. − HIST. RELIG. Église catholique (ou unitaire ) française. Secte que l’abbé Chatel fonda à Paris vers 1830 : 2. De pape, il n’en est pas question dans l’ Église catholique française. « Sa hiérarchie se compose : 1) d’un évêque qui prend le titre de patriarche; 2) d’un coadjuteur, vice-patriarche;, » Lamennais, L’Avenir 1830-31, p.292. − THÉOL. Épîtres catholiques.,Ensemble de sept lettres du N.T. : celle de Jacques, les deux de Pierre, les trois de Jean et celle de Jude (.). Elles s’adressent aux chrétiens en général plutôt qu’à des églises ou à des personnes déterminées«  ( Foi t.1 1968 ) : 3. Dans l’ épître catholique de saint Jude, Michel Archange et le Diable se disputent le corps de Moïse, c’est-à-dire le corps de la Loi, c’est-à-dire Marie : Lex Domini immaculata. Bloy, Journal, 1894, p.145.2. Qui se rapporte à l’Église romaine, qui lui est propre. Doctrine, foi, religion catholique; clergé, culte, prêtre catholique : 4. on peut dire que le dogme catholique oriente nos spéculations philosophiques et scientifiques dans le sens du sage réalisme du bon sens. Théol. cath.t.4, 1 1920, p.772.3. Qui professe la doctrine, la religion de l’Église catholique romaine, qui est placé sous son autorité. Faculté, institut, université catholique (fam. la Catho ) : 5. Tous les deux ans un vaisseau arrive d’Espagne, apportant au Père supérieur le revenu que les puissances catholiques, l’Espagne, le Portugal et l’Italie, leur envoient. Lamartine, Voyage en Orient, t.1, 1835, p.345. SYNT. École, écrivain, théologie, théologien catholique; opinions, pensée catholique(s); action catholique ( cf. action 1 I B rem.2 b); ligue catholique; le monde catholique. Rem. L’élément de compos. corresp. à catholique est catholico-. Le monde catholico-légitimiste ( Sainte-Beuve, Nouveaux lundis, t.3, 1863-69, p.3). − Spéc., GÉOGR. Cantons catholiques.,Les cantons suisses qui font profession de la religion catholique«  ( Ac.1835-1932 ). Pays-Bas catholiques (vx).,La Belgique, par opposition à la Hollande devenue protestante«  ( Littré ). ♦ HIST. Le Roi, la Reine Catholique, Sa Majesté Catholique. Le(s) souverain(s) d’Espagne : 6. le même processus que l’on observe en Espagne au moment de la conquête de l’Amérique, quand les doublons de Ferdinand le Catholique et d’Isabelle sont exportés à l’étranger en dépit de toutes les mesures par lesquelles on cherche à tarir cette saignée. L’Hist. et ses méthodes, 1961, p.348.4. Fig. et fam. Conforme à la norme doctrinale, en particulier morale. Fredaine peu catholique; se procurer qqc. par des moyens plus ou moins catholiques : 7. Cela ne pouvait pas être aussi naturel que cela en avait l’air. Il y avait, dans cette histoire, quelque chose de pas catholique, Queffélec, Un Recteur de l’île de Sein, 1944, p.193. − Additionné d’eau ( cf. baptiser B 2).B.− Substantif 1. Emploi subst. masc. et fém. Personne qui appartient à la religion catholique. Catholiques et protestants; catholique pratiquant; bonne catholique : 8. Sur l’attitude des catholiques modernes à l’égard du catholicisme quand il gêne leur nationalisme : un bon exemple est l’attitude prise par les catholiques allemands depuis vingt ans. Benda, La Trahison des clercs, 1927, p.260.2. Emploi subst. masc. a) − Catholiques sociaux.,Tenants du catholicisme social«  ( Foi t.1 1968 ) : 9. Les catholiques sociaux ont une manière de se représenter l’économie qui les rapproche beaucoup de nos plus vils politiciens. Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, p.312. − Proverbial et fig., fam. ou pop. Catholique à gros grains.,Catholique qui ne se fait pas scrupule de bien des choses défendues par la religion«  ( Ac.1835, 1878 ). b) Rare. Ce qui est catholique. Le catholique, le royal, voilà mon affaire ( A. Arnoux, Paris-sur-Seine, 1939, p.112). Rem. On rencontre ds la docum. a) Le subst. catholicos, du gr. κ α θ ο λ ι κ ο ́ ς, désignant le chef de certaines Églises chrétiennes d’Orient. Le catholicos des Arméniens ( Théol. cath.t.14, 1 1939, p.553).,On dit aussi catholique, en francisant le mot«  ( Guérin 1892; cf. Ac. Compl.1842, Lar.19 e, Lar. encyclop. et Quillet 1965). b) Le subst. catholicon qui désigne la,chapelle centrale d’un monastère byzantin«  ( Foi t.1 1968). Dans les laures, ou premiers villages des religieux, les cellules se groupèrent autour d’une place au centre de laquelle s’élevait le catholicon ( A. Lenoir, Archit. monastique, t.2, 1856, p.296). II.− Domaine profane (emploi seulement adj.). Universel ( cf. catholicité II).A.− Rare : 10. S’il ne peut exister de science inébranlable, catholique, il existe bien une sorte de catholicité des fondements de la raison. Alain, Propos sur la relig., p.210 (Foulq.-St-Jean 1962).B.− Emplois spéc.1. ASTRON. ANC. Cadran, gnomon catholique.,Cadran solaire construit de manière à pouvoir être installé à une latitude quelconque«  ( DG ).2. CHIM. ANC. Fourneau catholique.,Fourneau pouvant servir à toute sorte d’opérations«  ( Littré ).3. MÉD., PHARM. ANC. Extrait catholique.,Médicament qui passait pour être propre à évacuer toute espèce d’humeur«  ( Guérin 1892 ). Remèdes catholiques.,Ceux qui conviennent dans toutes les maladies«  ( Nysten 1814 ). Synon. vieilli catholicon. Prononc. et Orth.:, Ds Ac.1694-1932. Fér. Crit.t.1 1787 rappelle :,Richelet écrit sans h : catolique, catoliquement. «  Étymol. et Hist. ; 1. début xiv e s. « qui appartient à l’Église romaine » ( Le Tresor de Jehan De Meung, v.83, éd. Méon, 3, p.334 : Tu chiez, Si tu ne tiens foy catholicque ); 2. av.1603 « universel » ( Charron, Les Trois Veritez, III, 8, Adv., éd.1635 ds Hug. : Le soleil. catholique et universel illuminateur du monde); 1690 fourneau catholique; gnomon catholique ( Fur.). Empr. au lat. chrét. catholicus (empr. au gr. κ α θ ο λ ι κ ο ́ ς « général, universel », η ̔ κ α θ ο λ ι κ η ̀ ε ̓ κ κ λ η σ ι ́ α Clément d’Alexandrie ds Bailly ), « universel », Tertullien ds Blaise, « universel (en parlant de l’Église) », St Cyprien, ibid. : ecclesia quae catholica una est; d’où, étant donnée l’intention de diffusion universelle de l’Église fondée par le Christ, « orthodoxe », apr.207 Tertullien ds TLL s.v., 615, 9 : catholica ecclesia; St Augustin ds Blaise : catholicus Christianus; subst. masc. plur. « les Catholiques (p. oppos. aux hérétiques qui forment des sectes) » (St Augustin, ibid.). Fréq. abs. littér. : 3 781. Fréq. rel. littér. : xix e s. : a) 4 704, b) 3 659; xx e s. : a) 7 110, b) 5 828. DÉR. Catholiquement, adv. D’une manière catholique, conformément à la doctrine, à la foi de l’Église catholique. Élever mes deux petites filles chrétiennement − catholiquement, − ( Bloy, Journal, 1899, p.296).−, Ds Ac.1694-1932. − 1 re attest. ca 1389 ( Ph. de Maizieres, Songe du viel Pelerin, I, 33, Ars.2682, f o 76 b ds Gdf. Compl.); de catholique, suff. -ment 2 *. − Fréq. abs. littér. : 7. BBG. − Dub. Dér.1962, p.56 ( s.v. Catholiquement ). − Duch.1967, § 48-5, 1. − Feugère (F.). Après sept cents ans. Le gd s. de St Louis et son vocab. Déf. Lang. fr.1970, n o 53, p.11. − Gall.1955, p.205 ( s.v. catholicon ). − Grand’ Combe (F. de). Catholics et catholiques. Vie Lang.1960, p.490. − Rat (M.). Vieilles loc., mais qui vivent toujours. Déf. Lang. fr.1965, n o 27, pp.9-10. − Tracc.1907, p.125.

Quelle est la religion la plus pratiquée dans le monde ?

Société

Selon une étude du centre de recherche américain Pew, les 2,2 milliards de chrétiens sont suivis par les musulmans et loin derrière par les hindous et les bouddhistes. Les chrétiens sont le premier groupe religieux au monde, fort de 2,2 milliards de personnes, suivis par les musulmans et loin derrière par les hindous et les bouddhistes, affirme mardi 18 décembre une étude du centre de recherche américain Pew sur la religion.

  • L’étude, intitulée Le Paysage mondial religieux, qui se base sur plus de 2 500 recensements, registres ou études à grande échelle dans plus de 230 pays, enregistre la taille et la distribution des grands groupes religieux dans le monde en 2010.
  • Selon Pew, plus de 8 habitants sur 10 (84 %) de la planète sont affiliés à un groupe religieux, soit 5,8 milliards des 6,9 milliards d’habitants en 2010.

Sur l’ensemble, 2,2 milliards sont chrétiens (32 % de la population mondiale), 1,6 milliard musulmans (23 %), 1 milliard hindous (15 %), près de 500 millions bouddhistes (7 %) et 14 millions juifs (0,2 %). Plus de 400 millions pratiquent d’autres religions – Indiens d’Amérique, Aborigènes d’Australie, minorités chinoises, etc.

Cinquante huit millions de personnes, soit moins de 1 % de la population, embrassent des religions comme le bahaïsme, le sikhisme ou le taoïsme. Une personne sur six, soit 1,1 milliard (16 % de la population) n’a pas d’affiliation religieuse, même si ces areligieux sont nombreux à se reconnaître une forme de croyance spirituelle.

LES CHRÉTIENS SONT LES PLUS DISPERSÉS La distribution géographique varie énormément. La quasi-totalité des hindous et des bouddhistes résident dans la région Asie-Pacifique, comme les trois quarts des personnes sans affiliation religieuse. Soixante-deux pour cent des musulmans y résident également, les plus fortes communautés étant en Indonésie, Inde et Pakistan.

Les chrétiens sont les plus dispersés, avec un nombre quasi égal en Europe (24 %), en Amérique latine et Caraïbes (24 %) et Afrique sub-saharienne (24 %). Les Etats-Unis, le Brésil et le Mexique accueillent les plus fortes communautés chrétiennes. Quarante-quatre pour cent des juifs vivent en Amérique du Nord et 25 % en Israël.

Près de trois quarts des fidèles vivent dans un pays où leur religion est majoritaire. Cent cinquante-sept pays sont à majorité chrétienne, 49 pays à majorité musulmane. En revanche, sept bouddhistes sur 10 sont en minorité religieuse dans leur pays. L’âge médian des musulmans (23 ans) et des hindous (26 ans) est inférieur à celui de la population mondiale (28 ans).

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Quelles sont les trois obligations des chrétiens ?

Nous devons les aimer comme des frères égarés ; nous devons prier et travailler de toute notre âme pour qu’ils reviennent, dans l’esprit du Christ, au respect des lois morales, humaines et divines

Quels sont les interdits dans le christianisme ?

En théorie, aucun aliment n’est interdit dans l’absolu au fidèle : les tabous concernant le porc ou d’autres espèces animales que définissait l’Ancien Testament ont été abolis depuis longtemps et la papauté a fini par abandonner aussi la prohibition du sang et des viandes dans lesquelles le sang est resté.

Quel est le Dieu des catholiques ?

Convictions fondamentales – Pour les catholiques romains, Dieu est Amour, unique et un, dans la communion du Père, du Fils et de l’Esprit. Il est Créateur de toutes choses, Père de toute vie ; Parole de vérité et Sauveur des humains ; Esprit d’unité et de paix.

  1. Aux êtres humains, Il demande la foi (la confiance de tout l’être) et la pratique de l’Evangile d’amour ; Il invite à la prière, au pardon et au partage, dans une vie fraternelle.
  2. Par cette voie, les êtres humains peuvent participer à la vie même de Dieu (on parle de sanctification ou divinisation).
  3. En ressuscitant, le Christ délivre l’humanité du mal (pardon des péchés) et de la mort, et ouvre à tous les hommes la vie éternelle (le bonheur de vivre pour toujours avec Dieu).

C’est dans l’Eglise, fondée par Jésus-Christ, que l’être humain peut trouver le plus pleinement le chemin qui le conduit à partager la vie de Dieu. L’être humain demeure libre dans ses convictions, mais il doit pouvoir en répondre en conscience, tout comme de la gestion de la création qui lui est confiée.

Quel est le nom de Dieu pour les chrétiens ?

La majorité des courants du christianisme (catholique, orthodoxe, protestant) confessent un Dieu unique en trois hypostases : Père, Fils et Esprit Saint, égales et participant à une même essence (consubstantialité ou homoousia).

Quelles sont les croyances des catholiques ?

Avec le protestantisme, l’anglicanisme et l’orthodoxie, le catholicisme est l’une des principales formes de la religion chrétienne. Son nom officiel, « Église catholique apostolique et romaine », résume ses principales caractéristiques. « Catholique » vient du grec katholikos, qui signifie « universel » : le catholicisme affirme sa vocation à convertir tous les hommes.

  1. « Apostolique » fait référence aux apôtres, les compagnons de Jésus-Christ : le catholicisme proclame l’ancienneté et l’authenticité de sa fondation.
  2. « Romaine », le catholicisme reconnaît l’autorité particulière de l’ évêque de Rome, le pape.
  3. La religion catholique confesse le credo commun aux religions chrétiennes : croyance en un Dieu tout-puissant qui se manifeste à l’homme sous trois personnes (Dieu le Père, le Fils, l’Esprit saint) ; croyance à la mission de Jésus, Dieu fait homme dans le sein d’une jeune fille, Marie, et dont la mort sur la croix et la résurrection permet à tout homme de recevoir le pardon de Dieu (Grâce) et de triompher de la mort (Résurrection) ; croyance en l’action de la prière soutenue par la troisième personne de la Trinité (Saint Esprit) et en l’importance de l’Église pour obtenir le salut.

Comme tous les chrétiens, les catholiques reconnaissent l’autorité de la Bible, regroupant les textes saints du judaïsme (Ancien Testament) et les textes propres aux chrétiens (Nouveau Testament). L’une des formes du christianisme, le catholicisme naît de son histoire et de ses divisions.

À l’origine, il regroupe les peuples les plus à l’ouest de la chrétienté, qui parlent latin et reconnaissent l’autorité du patriarche de Rome ; il s’oppose, au début de manière purement culturelle, aux chrétiens de la Méditerranée parlant grec (Église grecque reconnaissant le patriarche de Constantinople) et à ceux de l’Orient, parlant syriaque, copte, éthiopien, etc.

(Églises orientales). Au cours de l’Antiquité tardive et du haut Moyen Âge, cette divergence culturelle s’accentua par des différends politiques entre l’empereur de Byzance et les successeurs de l’Empire romain d’Occident ; elle devint officielle avec le schisme de 1054.

  • Si l’Église catholique perpétue donc la tradition latine, c’est une sécession en son propre sein qui lui confère son visage actuel.
  • Au xvi e siècle, tant pour des motifs religieux (la volonté de réformer la théologie d’un Martin Luther) que politiques (la volonté d’indépendance des princes allemands), une partie des chrétiens ne reconnaissent plus l’autorité du pape.

Préparé par plusieurs siècles de critique interne à l’Église, un mouvement de Contre-Réforme naît, en partie relayé par le concile de Trente (1545-1563), qui façonne de manière durable le christianisme latin et constitue l’acte de naissance du catholicisme.

  • Le catholicisme se constitue donc en réaction au mouvement réformateur : il réplique aux attaques protestantes, en particulier en ce qui concerne le rôle de l’Église dans le salut et l’importance des intermédiaires entre Dieu et les hommes.
  • Selon les travaux des commissions œcuméniques, la différence fondamentale entre catholiques et protestants concerne la conception de l’Église, l’ ecclésiologie,

Pour les catholiques, l’Église, corps mystique du Christ, joue un rôle médiateur dans le salut des hommes. La plupart des théologiens catholiques l’expliquent par trois arguments qui sont autant de traits définitoires du catholicisme. Le premier touche au caractère central de l’Eucharistie.

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Quels sont les différents types de catholiques ?

Églises catholiques – Les églises catholiques constituent une branche de la foi chrétienne et sont, avec environ 1,3 milliard de croyants dans le monde, le plus grand groupe chrétien. Les catholiques se divisent à leur tour en différentes églises particulières.

Quels sont les 4 branches du christianisme ?

Christianisme

Présentation
Lien religieux Apports du judaïsme avec changements majeurs disruptifs
Principales branches religieuses Catholicisme Protestantisme Christianisme orthodoxe
Nom des pratiquants Chrétiens
Croyances

Quelle est la prière des chrétiens ?

Elle consiste à répéter longuement le Nom de Jésus, une phrase de psaume ou une invocation : « Seigneur, Fils du Dieu vivant, prends pitié de moi pécheur », « Seigneur, ne t’éloigne pas de moi », « Seigneur, montre-moi ton visage », « Seigneur, tu sais bien que je t’aime ».

Est-ce que dans le christianisme on est obligé de prier ?

Églises catholique et orthodoxe – Dans les Églises catholiques et orthodoxes la prière est faite à Dieu le Père, à Jésus Christ son Fils, au Saint Esprit, et les prières adressées aux Saints et à la Vierge Marie sont dites des prières d’intercession.

  1. Il est demandé à la communauté des saints, ou à la Sainte Vierge Marie, Reine des Saints, de prier la Sainte Trinité pour celui qui lui demande son intercession.
  2. Les catholiques et orthodoxes ne prient pas de la même manière Dieu le Père, Jésus le Fils et le Saint Esprit, que les saints ou la Vierge Marie.

Ils prient Le Père, Jésus ou l’Esprit Saint comme Dieu, et les saints ou la Sainte Vierge comme une personne qui, parce qu’il est ou elle est tout(e) proche de Dieu, pourra intercéder. Cette distinction n’est pas toujours visible ou comprise de prime abord.

La prière à la communion des saints est une spécificité de la foi chrétienne catholique et chrétienne orthodoxe. L’utilisation d’objets de cultes ( crucifix, icônes, chapelets, statues, etc.) est courante mais pas obligatoire. Les cultures et les milieux sociaux ont également une grande influence sur les manières de prier.

Elles s’appuient sur des liturgies précises et selon des rites particuliers (signe de croix avec les mains, génuflexion, prosternation etc). La Liturgie des Heures est la prière des pratiquants catholiques et orthodoxes (le plus souvent priée par les religieux seulement), c’est une prière codifiée et répétée sept fois par jour, structurée principalement autour des Saintes Écritures (Psaumes et lectures biblique).

Son application remonte à la tradition juive des Psaumes, Entre autres, Le Psaumes 119 (connu pour être le plus long chapitre de la Bible) y fait déjà référence au verset 164 « sept fois par jour je te célèbre » (Ps 119, 164). L’ Angélus est l’autre prière quotidienne des pratiquants catholiques, cette fois destinée à chaque fidèle.

C’est une prière elle aussi codifiée mais beaucoup plus courte. Elle se récite trois fois par jour (matin, midi et soir) et est destinée à tous les catholiques les jours de pénitence et de prière obligatoire (vendredi et temps de Carême), Dans sa forme originale, elle est remplacée par le Regina Caeli durant le temps pascal,

Est-ce que les chrétiens peuvent manger de la viande ?

Contrairement au judaïsme et à l’islam, le christianisme n’a pas défini d’interdits quant à la consommation de viande. Retour sur une exception alimentaire et ses hésitations depuis l’Antiquité. P eut-on, en conscience, tuer des animaux pour se nourrir de leur chair ? A cette question, qui concerne tout un chacun dans son rapport à la faim, au plaisir et à la santé, les systèmes religieux et philosophiques ont apporté différentes réponses, en mettant l’accent sur plusieurs thèmes fondamentaux comme la valeur de la vie, la conception de la nature, la place de l’homme dans l’univers.

Bien des cultures (en particulier orientales) ont développé des idées de solidarité et de compassion entre tous les êtres vivants qui, participant au même flux vital, seraient donc tenus à un respect mutuel. Dans les cultures méditerranéennes, c’est la pratique du « sacrifice » qui a prévalu : elle permet de tuer des animaux en ritualisant le geste, et en transposant sa signification sur le plan du sacré.

La tradition juive, pour sa part, a élaboré une casuistique complexe, qui distingue les viandes mangeables de celles qui ne le sont pas. Quelle fut, à cet égard, la position du christianisme ? Le choix des premiers apôtres fut de ne pas dicter de règles, en déplaçant l’attention de l’objet au sujet : l’important n’est pas ce que l’on mange, mais comment on le mange, avec quelles intentions, quelles pensées, quelles attitudes.

Cette liberté a suscité au fil des siècles des positions contradictoires, parfois ambiguës, d’autant que des préceptes et des règles de diverses natures n’ont pas tardé à contredire ce principe théorique. « Nous aimons tant la Création que nous la respectons, nous aimons tant la vie que nous ne voulons la soustraire à aucun être vivant » : ainsi est introduit le site web de l’Association des catholiques végétariens, constituée en Italie en 2009, qui s’appuie sur de nombreuses citations de la Bible et de Vies de saints « qui dans l’histoire bimillénaire de l’Église ont fait de la bienveillance envers les créatures un don de charité » 1.

Veiller sur la Création, plutôt que la dominer : cette idée figure aussi dans l’encyclique Laudato si’ du pape François (2015). Il ne fait guère de doute que les catholiques végétariens relisent l’histoire avec une certaine partialité, car les positions qu’ils revendiquent ont toujours été difficiles à défendre, voire condamnées comme hérétiques : au Moyen Age, une épreuve décisive utilisée pour démasquer les adeptes de la doctrine cathare – car ils se seraient tenus à un régime strictement végétarien – était de contraindre le suspect à tordre le cou d’une poule.

  1. La doctrine chrétienne s’était en effet développée sur l’idée, issue tant de la Bible que de la philosophie d’Aristote, que les espèces animales n’ont pas toutes la même valeur et donc que le respect de la vie ne vaut pas pour toutes de la même manière.
  2. Saint Augustin le déclare très clairement : « Le commandement « Tu ne tueras point » ne concerne que l’homme » ( De civitate Dei, I, 20).

On comprend donc facilement que la consommation de viande pour les chrétiens ait toujours été particulièrement compliqué. Et dire que, sur le papier, tout semblait si simple. La vision de saint Pierre Faisons un pas en arrière pour relire un extrait fondamental des Actes des Apôtres (X, 9-16).

  1. Il contient une inquiétante vision de l’apôtre Pierre à Jaffa : « Pierre monta sur la terrasse de la maison vers midi, pour prier.
  2. Saisi par la faim, il voulut prendre quelque chose.
  3. Pendant qu’on lui préparait à manger, il tomba en extase.
  4. Il contemplait le ciel ouvert et un objet qui descendait : on aurait dit une grande toile, tenue aux quatre coins, et qui se posait sur le sol ; il y avait dedans tous les quadrupèdes, tous les reptiles de la Terre et tous les oiseaux du ciel.

Et une voix s’adressa à lui : « Debout, Pierre, tue et mange ! » Pierre dit : « Certainement pas, Seigneur ! Je n’ai jamais pris d’aliment interdit et impur ! » A nouveau, pour la deuxième fois, la voix s’adressa à lui : « Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le déclare pas interdit. » Cela se produisit par trois fois et, aussitôt après, l’objet fut emporté au ciel.

  • » Cet épisode montre le tournant radical opéré par le christianisme par rapport à la tradition juive.
  • Cette dernière assurait que les premiers hommes avaient été végétariens : « Voici, avait précisé Dieu après avoir installé Adam et Ève dans le jardin d’Éden, que je vous donne toute herbe portant semence à la surface de toute la Terre, et tout arbre qui porte un fruit d’arbre ayant semence ; ce sera pour votre nourriture » (Genèse, I, 29).
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Le fruit d’un seul arbre – celui de la Connaissance – était interdit. On sait comment s’acheva l’histoire. Chassé de l’Éden, l’homme révéla sa nature violente et Dieu pensa l’éliminer de la Terre. Avant de déclencher le Déluge, il sauva pourtant un juste, avec toute sa famille.

Scellant avec lui un nouveau pacte, il lui prescrivit un régime différent, qui tenait compte de l’imperfection humaine. Dans la mythologie biblique, Noé est le premier homme que Dieu autorise à manger de la viande : « Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture : je vous donne tout cela comme l’herbe verte.

» Mais à une condition : « Vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang » (Genèse, IX, 3-4). Dieu seul, qui donne la vie, peut la retirer : lui restituer le sang est une manière symbolique pour sanctifier et, en quelque sorte, exorciser le geste.

Le récit biblique fonde ainsi la pratique rituelle du saignement des animaux, préalable indispensable à la consommation de leur chair. Juifs et musulmans suivent encore aujourd’hui cette règle. L’un des aspects révolutionnaires de l’ordre donné par Dieu à Pierre est la suppression du sacrifice : « Tue et mange », lui dit-il.

Plus de rituel à observer, plus de prêtres chargés de verser le sang sur l’autel ; on mange la viande, et c’est tout. Le message reçu par Pierre est révolutionnaire pour une seconde raison : il abolit la distinction entre viandes « pures » et « impures », propres ou impropres à être consommées.

Elle est une autre règle fondamentale du judaïsme, que le récit biblique fait remonter à la rencontre entre Dieu et Moïse, alors qu’ils établissent un nouveau pacte (après ceux conclus avec Adam et Noé) réservé, cette fois, au peuple juif. La distinction entre les viandes servira à distinguer des autres peuples celui choisi par Dieu pour témoigner de sa présence dans le monde : « Vous ne suivrez pas les usages des nations,

Je vous ai séparés de ces peuples. Vous, séparez donc l’animal pur de l’impur » (Lévitique, XX, 23-25). Revenons à la vision de Pierre qui, profondément troublé, peine à comprendre. Lui, un Juif, imprégné de cette tradition et de ces règles, s’entend enjoindre de manger en toute liberté.

  • Cet ordre inexplicable le tourmente.
  • Arrivent sur ces entrefaites trois hommes envoyés par Corneille, centurion romain en garnison à Césarée : ils disent à Pierre que leur commandant, conquis par la nouvelle foi, souhaiterait le rencontrer.
  • Ce n’est qu’alors que le sens du message divin s’éclaire : le christianisme ne concerne pas seulement les Juifs, mais tous les hommes.

Corneille est le premier non-Juif à devenir chrétien, et le récit recourt à la métaphore alimentaire pour signifier le dépassement de cette barrière. Toute différence entre les aliments, tout comme entre les hommes, se trouve abolie. La vision de Pierre est à cet égard subversive, y compris par rapport à la prédication de Jésus, qui avait toujours respecté les règles alimentaires des Juifs.

Ce n’est pas sans raison que les Actes des Apôtres rapportent directement ce message à Dieu. Ainsi, le discours sur la nourriture s’est renversé : la perspective s’est déplacée de l’objet au sujet, de la nourriture à l’homme. La nouvelle religion laisse à l’individu la responsabilité de son choix. L’important, explique saint Paul, est d’agir dans le respect de Dieu : « Que celui qui mange de tout ne méprise point celui qui ne mange pas de tout, et que celui qui ne mange pas de tout ne condamne point celui qui mange de tout » (Romains, XIV, 3).

Au même moment, la tolérance était également recommandée pour ne pas scandaliser les Juifs qui adhéraient à la nouvelle foi, tout en demeurant liés à leurs anciennes règles, à leurs anciennes habitudes alimentaires. L’homme est ce qu’il mange Du reste, le message apostolique était problématique pour tous.

L’absence de valeurs « objectives » et de règles claires auxquelles se tenir est toujours délicate, s’agissant en particulier d’une matière aussi discutée que l’alimentation – la seule expérience humaine qui implique l’individu en profondeur, dans son intimité, à travers un geste d’incorporation qui nous mélange avec ce que nous intégrons.

La société chrétienne, fondée sur un rite d’incorporation (l’eucharistie), qui fait participer l’homme au divin dès l’instant où il mange son dieu, ne peut se soustraire à cette loi : l’homme est ce qu’il mange. Le chroniqueur anglais Gautier Map, à la fin du XIIe siècle, raconte les stratégies de certains « hérétiques » quand ils ne parvenaient pas à convaincre leur public avec des mots : « Ils capturent leurs hôtes avec leurs mets et font devenir comme eux ceux qu’ils n’osent approcher par des discours secrets.

  • » Le mécanisme est simple : les convives qui mangent les plats des hérétiques « deviennent comme eux » ( De nugis curialium, I, 30).
  • Si l’homme est ce qu’il mange, la viande est une nourriture particulièrement périlleuse en tant qu’essence et symbole du corps, et de sa corruptibilité : elle s’obtient par la mort d’un être vivant et alimente la nature « mortelle » de celui qui la consomme.

Rien d’étonnant, par conséquent, à ce que toutes les cultures aient précisément placé la viande au centre des discours sur la nourriture. Depuis le IVe siècle, l’Église impose à ses fidèles des règles alimentaires détaillées et précises, ce que le message apostolique semblait exclure.

  1. Elles sont toutes relatives à la consommation de viande et de produits animaux.
  2. Tout au long de l’année, le calendrier liturgique est rythmé par l’alternance entre deux types de régimes, « gras » ou « maigre », selon que la viande est autorisée ou interdite.
  3. A cette époque, ces obligations deviennent un extraordinaire instrument de contrôle social, fondé sur le conformisme des conduites alimentaires : respecter les interdits du carême et des autres jours voués au « maigre » (au total, le tiers environ de ceux de l’année) est un moyen de se reconnaître, et surtout de reconnaître les autres, les « différents ».

Charlemagne, au IXe siècle, punissait de mort les Saxons qui n’acceptaient pas ces règles et, avec elles, le pouvoir de l’Église et de l’empereur. En outre, ces règles alimentaires tendent à renforcer les pratiques et l’idée même de pénitence, la grande invention de la pensée chrétienne : dans cette perspective, s’abstenir de consommer de la viande est une forme de mortification qui permet de gagner des mérites.

  • Toutefois, pour que ce mécanisme fonctionne, il est nécessaire que son statut soit radicalement transformé.
  • Il ne s’agit plus, comme dans la tradition juive, de refuser quelque chose d’objectivement « impur », et donc immangeable, mais de renoncer à quelque chose qui est au plus haut point désirable et ce n’est que dans cette perspective que ce geste peut engendrer des mérites.

Cette idée trouve sa pleine expression dans la culture monastique, qui a dicté pendant des siècles la ligne dominante des valeurs chrétiennes. S’abstenir de viande, sous des formes diverses et selon différentes modalités, est le choix fondamental des nombreuses règles qui déterminent, au Moyen Age, la vie des communautés monastiques.

  1. Les motivations invoquées sont les plus diverses, la plupart du temps compatibles avec le choix chrétien de la responsabilité subjective, qui nie toute valeur objective à la nourriture consommée.
  2. En premier lieu, s’abstenir de consommer de la viande est une pratique d’humilité, qui se manifeste de manière particulièrement marquante dans une société médiévale qui considère cet aliment comme le premier et le meilleur de tous et comme un véritable symbole de pouvoir.

Sur un plan plus strictement individuel, ce renoncement est considéré comme une excellente stratégie pour favoriser la chasteté, autre pratique vertueuse que les moines choisissent comme règle de vie : compte tenu de sa nature « chaude » et « humide » (selon la classification du médecin du IIe-IIIe siècle Galien de Pergame, largement reprise au Moyen Age), la viande est en effet considérée comme un aliment hautement aphrodisiaque.

« Les viandes, écrit Isidore de Séville au VIe siècle, ne sont pas interdites en tant que mauvaises, mais parce que leur consommation engendre la luxure de la chair » ( De ecclesiasticis officiis, I, 45). Cette considération est évidemment confortée par le fait qu’en latin le même mot carnis désigne à la fois « l’aliment » et « le corps » – une coïncidence profondément suggestive sur le plan symbolique.

D’un point de vue physiologique d’autres ont attribué au régime végétarien une valeur salutaire. Ne pas manger de viande aiderait à mieux se porter : cette idée – aujourd’hui encore en vogue – mêle des considérations salutistes (qui paraissent contredire l’idée médiévale du corps comme premier ennemi à combattre) et les aspirations à une « santé spirituelle », qui se rapproche beaucoup de l’idée de salut.

C’est à ce point que réaffleure la nostalgie déchirante de l’Éden végétarien. Si les premiers hommes – tant qu’ils avaient vécu dans la grâce de Dieu – s’étaient nourris de fruits et d’herbes, et si, comme le prophétise Isaïe (XI, 6-7), on était appelé à revenir à ce régime à la fin des temps2, pourquoi ne pas se conformer dès à présent, dans le monde de l’homme pécheur, à ce modèle de suprême perfection ? Pourquoi ne pas renoncer immédiatement à la violence, aux meurtres ? L’animalisme en force ? Mais tout cela n’apparaît qu’entre les lignes car l’idéologie chrétienne officielle ne prévoit pas, voire condamne, le respect d’une vie qui ne soit pas celle de l’homme.

En dépit de tout, les tensions animalistes, jamais explicitées ni déclarées, apparaissent clairement : affranchies de toute construction idéologique (à la différence d’autres religions, ou d’autres philosophies), elles se présentent comme de simples instances anthropologiques.

  • Face à cela, certaines mouvances de la culture chrétienne espèrent condamner la consommation de la viande en soi, comme un mal objectif.
  • Cette perspective doit moins à la tradition juive de la distinction pur/impur qu’à un filon important de la philosophie gréco-hellénistique, protestant contre les pratiques sacrificielles et réclamant une compassion pour la vie animale.

Ce courant, porté notamment par Pythagore, l’école orphique ou Plutarque, a de réelles affinités avec l’animalisme moderne. L’idéal d’un régime respectueux de la vie animale transparaît ainsi dans un poème de Prudence ( Hymnus ante cibum, 58-65), qui définit comme innocuus, c’est-à-dire comme innocent, le régime végétarien des chrétiens, opposé au régime « violent » de ceux qui sacrifient des animaux pour mieux garnir leur table.

D’autres textes nous font percevoir l’homme et ses sentiments dans une dimension existentielle. Les Vies des Pères racontent que l’évêque de Chypre, ayant convié à déjeuner l’abbé Hilarion, lui fit servir un plat de volaille. Son hôte refusa d’y toucher, déclarant avec orgueil que, depuis qu’il avait pris l’habit monastique, il n’avait plus touché de nourriture « provenant d’êtres tués »,

S’ensuit une longue discussion à la fin de laquelle tous deux convinrent que bonté et charité sont plus importantes que l’abstinence ( Vitae Patrum, I, IV, 15). Ainsi, le paradigme chrétien était sauf. Mais les paroles d’Hilarion, qui professait son respect pour toute sorte de vie, nous font comprendre, ou plutôt percevoir, qu’accepter avec tranquillité le meurtre d’animaux était un impératif idéologique dont bien des chrétiens peinaient à s’accommoder.

C’est au milieu de ces difficultés et de ces ambiguïtés que la culture chrétienne a toujours louvoyé au cours des siècles prise entre d’une part l’aspiration de certains à un régime non violent, et d’autre part l’impossibilité de la justifier sur le plan théologique. Les raisonnements animalistes ont conquis depuis une place croissante dans la culture européenne, qui reprend et réélabore des notions déjà présentes dans la tradition antique.

La pensée laïque, plus encline à accepter l’idée d’une fraternité entre les hommes et les autres animaux, s’enrichit progressivement d’attentions nouvelles, stimulées par la matrice écologiste. En milieu chrétien, ces instances peinent à s’affirmer. Le Catéchisme de 1992 reprend l’affirmation codifiée par Thomas d’Aquin au XIIIe siècle : « Les animaux, comme les plantes et les êtres inanimés, sont naturellement destinés au bien commun de l’humanité,

Dieu a remis les animaux à celui qu’il a créé à son image. » Ce n’est qu’il y a peu que le respect de ces vies a pu être considéré comme une valeur en soi : la constitution de l’Association des catholiques végétariens est exemplaire à cet égard. Dans ce cas comme dans d’autres la culture chrétienne a fait preuve d’une extraordinaire capacité à s’adapter à l’esprit du temps.

(Texte traduit par Vincent Jolivet.)

Pourquoi certains chrétiens ne mangent pas de porc ?

Jean-Claude Schmitt dans mensuel 180 daté septembre 1994 – Pourquoi les chrétiens mangent-ils du porc, et pas les Juifs ? Pourquoi les chrétiens font-ils après Pâques bombance de boudins et d’andouillettes, tandis que les Juifs évitent de prononcer le nom de la « bête impure » ? Sans doute, nous apprend une ethnologue, parce que cet animal est au cœur du débat entre les deux religions *.

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Traditionnellement, pour la société occidentale, ce sont les chrétiens qui mangent du porc, par opposition aux musulmans et aux Juifs qui en ont horreur. L’interdiction de consommer de la viande de porc remonte aux textes bibliques fondateurs, communs aux trois grandes religions du Livre ; elle est explicite dans le Pentateuque, que les Juifs nomment la Torah (rédigée entre le IXe et le ivc siècle avant J.-C), et plus précisément dans le Lévitique et le Deutéro-nome.

L’aversion pour le porc s’inscrit dans l’opposition, que propose déjà la Genèse, entre animaux « purs » et propres à la consommation (casher) et animaux « impurs » et impropres à la consommation (terefah). Le Lévitique classe sur cette base tous les animaux.

Est-ce que Jésus mangeait de la viande ?

‘ Jésus se nourrissait de poissons, d’oeufs et de laitages.

Quels sont les 4 branches du christianisme ?

Une référence commune à la Bible – C’est à cette période qu’apparaît officiellement l’appellation « Église catholique, apostolique et romaine » dans l’édit de Nantes. Cet édit de tolérance promulgué par Henri IV reconnaît pour la première fois deux religions : « La Religion catholique, apostolique et romaine » et la « Religion prétendue réformée ».

Pourtant, le terme « catholique » qui signifie en grec « universel » est utilisé dès les premiers siècles de notre ère chez différents auteurs chrétiens pour différencier l’« Église universelle », répandue chez tous les hommes, des diverses sectes chrétiennes. Aujourd’hui, sont catholiques les croyants qui adhèrent à l’autorité universelle du pape, chef de tous les catholiques dans le monde.

Bien que les branches du christianisme (les plus nombreuses sont les églises protestantes, avec les courants évangélistes, les pentecôtistes, les baptistes) vivent leur foi différemment, elles ont toutes une référence commune à la Bible. Ça peut aussi vous intéresser : Abd Al-Rahman Ier vs Charlemagne : l’émir exilé face au champion chrétien « Banlieue Bible » : si Jésus parlait à des jeunes de cité, ça donnerait quoi ? Les 10 bonnes raisons de lire Ça m’intéresse Histoire

Comment savoir si on est catholique ou protestant ?

Pas de soumission à l’autorité du pape – La principale divergence entre catholiques et protestants tient à la lecture de la Bible. Conformément à ce que suggérait Luther, seule l’Écriture compte. Pour aller au plus près du texte, les protestants ont donc décidé de le traduire dans leur langue parlée, et non plus en latin,

Ils ne croient d’ailleurs qu’en l’autorité de la Bible et non plus à celle du pape contrairement aux catholiques. Autre différence : les protestants ne vouent pas une adoration pour la Vierge Marie, Ils croient en la conception virginale, c’est-à-dire le fait qu’elle ait conçu Jésus en restant vierge.

Mais ils ne croient cependant pas à l’Immaculée conception qui rend Marie exempte de tous pêchés. De même, ils refusent l’Assomption, épisode de la montée au Ciel de Marie. Cependant, ils célèbrent le 15 août comme la « fête de Marie ».

Quelle différence entre catholiques et protestants ?

Différences entre protestants et catholiques Quand un catholique rencontre un protestant, c’est souvent le premier sujet de conversation. Il vouvrait bien connaître les différences. La plupart du temps, chacun sera rassuré par les réponses et se sentira conforté dans sa position, celle de celui qui est dans la bonne Église.

  1. Parfois, l’un des deux lancera : « Après tout, c’est la même chose, nous avons le même Dieu ! » Et l’autre confirmera, même s’il n’a pas tout à fait le même sentiment.
  2. Quel style de réponse vais-je donner ? En cherchant sur internet, on trouve vite des tas de réponses.
  3. Dès les premières lignes, on comprend l’intention de l’auteur.

Certains sont provocateurs, d’autres sont arrogants, d’autres sont respectueux. J’aimerais essayer d’être respectueux, honnête et amical. De plus, je n’ai pas envie de rentrer dans de multiples détails. Je vais donner quelques éléments en tâchant d’expliquer pourquoi je crois ce que je crois.

  • Autre précision : vous savez sans doute qu’il y a diverses catégories de protestants.
  • Je n’aurai pas la prétention de répondre en leur nom à tous.
  • Je suis pasteur protestant baptiste.
  • Pourtant, je n’aurai pas non plus la prétention de répondre au nom de tous les baptistes.
  • Cette réponse est donc la mienne.

Autorité du pape ou autorité de la Bible ? Les catholiques croient en l’autorité de la Bible et en l’autorité du pape (et des évêques). Les protestants ne croient qu’en l’autorité de la Bible. Les catholiques acceptent aussi la Tradition catholique. Pour eux, la Tradition est la révélation continue de l’Evangile du Christ à son Eglise, par le Saint-Esprit.

Ainsi, même quand un dogme n’a aucun appui biblique, les catholiques peuvent le croire. Par exemple, ils peuvent croire à la doctrine de l’Immaculée Conception (qui date de 1854) et à l’Assomption de Marie (qui date de 1950). Quand ces dogmes ont été prononcés, déclarés et définis, ils l’ont été sur la base de témoignages recueillis au cours des siècles.

Les protestants refusent ces dogmes car ils n’ont pas d’appuis bibliques. Néanmoins, les protestants ne sont pas toujours en opposition avec ce que dit le pape. Nous apprécions même certains de ses discours, ses rappels à vivre l’évangile et à annoncer le nom de Jésus, ses encouragements à l’amour, etc.

  1. Cependant, nous ne lui reconnaissons pas d’autorité sur nous.
  2. Nous voulons plaire à Dieu, et nous tâchons d’obéir à sa Parole, la Bible.
  3. La place de Marie, mère de Jésus Tout comme les catholiques, nous croyons que Marie est la mère de Jésus, qu’elle a été enceinte par la vertu du Saint-Esprit et que Joseph n’y est pour rien.

Par contre, nous ne croyons pas comme les catholiques que Marie soit née préservée du péché originel en vertu d’une grâce exceptionnelle. Ce dogme de l’Immaculée Conception a été prononcé par le pape Pie IX en 1854. Pour nous, ce dogme n’est pas dans la Bible, donc nous ne le retenons pas.

  • Nous pensons plutôt que « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. » (Romains 3.23-24).
  • Nous pensons que Marie partage notre condition de pécheurs.
  • D’ailleurs, quand l’ange Gabriel lui annonce qu’elle mettra au monde Jésus, elle chante « Mon esprit se réjouit en Dieu, mon sauveur. » (Luc 1.47).

Nous croyons que Marie appelle Dieu son sauveur parce qu’elle a besoin d’un sauveur. Et si elle a besoin d’un sauveur, c’est qu’elle a besoin d’être sauvée, tout comme nous. Et si elle a besoin d’être sauvée, c’est qu’elle n’a pas été préservée du péché.

  1. Les protestants ne croient pas non plus que Marie ait été enlevée au ciel après sa mort par l’effet d’une grâce spéciale.
  2. Ce dogme de l’Assomption a été défini en 1950 par le pape Pie XII.
  3. Nous préférons nous en tenir à ce que dit la Bible.
  4. Et comme elle ne dit rien à propos de l’enlèvement de Marie, nous n’y croyons pas et nous ne pouvons pas fêter cet événement qui n’a pas eu lieu selon nous.

Les catholiques (pas tous) prient Marie. Je sais qu’il y a une subtilité de langage. Certains disent qu’ils ne prient pas Marie et qu’ils ne l’adorent pas (car on adore Dieu seul) mais qu’ils la vénèrent. Les protestants ne prient pas Marie, ils ne l’adorent pas, ils ne la vénèrent pas et ils ne lui parlent pas du tout.

Ils peuvent parler d’elle, tout comme ils parlent de l’apôtre Paul, de l’apôtre Pierre, de Moïse, de Jérémie, etc. Mais ils ne parlent pas à ces personnages bibliques. L’apôtre Paul a écrit : « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme. » (1 Timothée 2.5).

Nous ne trouvons aucune trace de prière à Marie dans la Bible. Quand elle était vivante, les gens lui parlaient. Mais après sa mort, la Bible ne parle plus d’elle. Les disciples de Jésus continuent d’annoncer la bonne nouvelle et prêchent le nom de Jésus.

  1. Ils baptisent au nom de Jésus.
  2. Ils prient et invoquent Jésus, même après sa mort et sa résurrection.
  3. Les protestants ne demandent pas à Marie d’intercéder auprès de Jésus.
  4. Ils intercèdent eux-mêmes directement auprès de Jésus.
  5. Le purgatoire Nous ne croyons pas non plus à la doctrine du purgatoire, ce lieu qui permettrait de purifier les âmes mortes en état de grâce mais non encore entièrement purifiées des conséquences de leurs péchés.

Pour nous, c’est maintenant que tout se joue : ou nous acceptons le Seigneur par la foi et nous irons près de lui, ou nous le rejetons et nous serons aussi rejetés par lui. Après la mort, c’est trop tard ! Le Seigneur purifie ceux qui se repentent de leurs péchés et l’acceptent par la foi en Jésus-Christ.

  • Leurs péchés sont effacés, dès à présent.
  • L’apôtre Paul, ayant rappelé aux Corinthiens certains péchés qu’ils avaient commis par le passé, les rassure sur leur condition actuelle : « Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l’Esprit de notre Dieu. » (1 Corinthiens 6.11).

Nous croyons qu’être lavé, sanctifié et justifié (et on trouve aussi ailleurs « purifié ») suffit largement, et qu’il n’est pas nécessaire d’être encore purifié après la mort. La prière pour les morts Nous ne voyons pas d’exemple de prière pour les morts dans la Bible.

Donc nous ne prions pas pour les morts. Ah si ! J’oubliais. La Bible nous raconte bien des exemples de prière pour les morts. Mais il faut préciser : il s’agit de prière pour des personnes qui viennent de mourir, et cette prière vise leur résurrection immédiate. Par exemple, Jésus a prié pour son ami Lazare qui était mort depuis quatre jours.

Il a prié et Lazare est ressuscité. L’Eglise catholique célèbre des messes pour les défunts. A cette occasion, des prières sont faites pour les morts, certainement pour que Dieu les accueille, qu’il ait pitié d’eux et écourte leur temps au purgatoire. Nous ne célébrons pas ce genre de messe car nous n’en voyons pas d’exemple dans la Bible et parce que nous ne croyons pas non plus au purgatoire.

La prière aux saints Les catholiques (pas tous) prient les saints pour leur demander de l’assistance et du secours. Les protestants ne le font pas. Plus, ils sont vraiment réticents à cela. La raison vient de la Bible. En Deutéronome 18.11, Dieu demande qu’il n’y ait « personne qui interroge les morts »,

Pour nous, les saints qui sont priés sont morts. Il ne faut donc pas leur parler, ni les prier, ni leur demander de nous protéger. Nous prions Dieu seul, au nom de Jésus, mais pas au nom d’un saint. Pour l’Eglise catholique, les saints sont des personnes qui ont eu une vie de foi remarquable.

Je ne connais pas exactement les critères de reconnaissance, mais je sais que seules quelques personnes sont reconnues saintes. Pour les protestants, sont saints ceux qui acceptent le Seigneur et vivent en conformité avec l’évangile. Pour être plus clair, nous croyons que tout vrai chrétien doit être un disciple de Jésus et est par conséquence un saint.

Mais attention à la signification de ce mot ! Pour nous, saint ne veut pas dire parfait et sans péché. Celui qui est saint est celui qui est mis à part pour Dieu. Je vous encourage à lire la Bible pour voir que le mot « saint » est utilisé pour parler des chrétiens.

  1. Voici juste quelques références : Actes 9.13, Actes 9.32, Actes 26.10, Romains 8.27 (qui dit que le Saint-Esprit intercède en faveur des saints).
  2. Précisons encore que les saints doivent vivre dans la sainteté.
  3. Le fait d’être appelé saint est une grâce qui vient de Dieu.
  4. Il faut cependant marcher dans la sainteté, rejeter le péché pour demeurer saint.

Conclusion Comme vous avez pu le constater, il y a des différences entre catholiques et protestants. D’ailleurs il y a aussi des différences entre les différentes Eglises protestantes : les réformés, les luthériens, les baptistes, les pentecôtistes, etc.

  • Nous n’avons pas que des différences dogmatiques.
  • Nous avons aussi d’autres différences : la spiritualité, la manière de nous exprimer, la manière de prier, les chants, l’architecture de nos lieux de culte, la manière de prêcher.
  • Voilà ! J’ai répondu à la question.
  • Bien sûr, on pourrait continuer à parler de nos différences, ou chercher à trouver tous les points communs.

Mais selon moi, l’essentiel n’est pas là. Stéphane POLEGATO Pasteur de l’Eglise Protestante Baptiste de Joinville-le-Pont : Différences entre protestants et catholiques